Mardi, 21 avril, 2009

La lutte contre l’insécurité routière

 

LES CHIFFRES

 

13 000 : c’est le nombre de vies sauvées depuis 2002.

2006 : c’est l’année où l’alcool est devenu le premier facteur de mortalité sur la route.

13 : c’est le nombre de personnes qui meurent chaque jour en France sur la route.

 

L’ESSENTIEL

 

Les causes d’accidents de la route sont connues : alcool, consommation de stupéfiants, vitesse, somnolence, usage du téléphone au volant, non-port de la ceinture de sécurité.

Depuis 2002, les comportements des Français sur la route ont évolué grâce aux campagnes de sensibilisation et à la mise en place de radars.

Mais nous devons tous poursuivre les efforts : 13 personnes meurent encore chaque jour sur nos routes et 300 personnes y sont blessées.

Parce que 9 accidents sur 10 sont dus à des comportements à risque, nous pouvons encore sauver des vies. Il faut continuer à agir !

 

LA SANCTION EST-ELLE LA SEULE MESURE EFFICACE EN MATIERE DE SECURITE ROUTIERE ?

 

Les effets des sanctions sont indéniables. Par exemple, l’installation de radars automatiques (près de 2000 radars fixes et mobiles aujourd’hui) depuis 2003 a fait baisser de 8% la vitesse sur l’ensemble du réseau, ce qui est à l’origine des trois quarts de la baisse des accidents mortels.

C’est pourquoi de nouvelles mesures vont être prises prochainement :

Poursuite du déploiement de 500 nouveaux radars par an pendant 5 ans, incluant notamment des sanctions automatiques pour le non-respect des distances de sécurité et des feux rouges.

Confiscation du véhicule en cas de conduite sans permis ou de récidive de délits tels que les grands excès de vitesse, la conduite sous l’emprise de stupéfiants ou dans un état alcoolique.

Une incrimination pénale spécifique pour lutter contre le trafic de points.

La sensibilisation reste néanmoins un moyen d’action important même s’il est difficile de chiffrer son impact. Certaines campagnes de sensibilisation, et notamment les spots télévisés, contribuent à l’évolution des comportements. Plus de 27 campagnes ont été diffusées depuis 2004, la dernière a été lancée le 7 mai (« Sécurité routière, tous responsables ») par Jean-Louis BORLOO, Dominique BUSSEREAU et Cécile PETIT, la Déléguée interministérielle à la Sécurité routière.

 

LES RADARS NE SONT-ILS PAS DESTINES AVANT TOUT A RENFLOUER LES CAISSES DE L’ETAT ?

 

Absolument pas ! L’Etat n’a pas pour but de piéger les automobilistes puisque la carte des radars est à la disposition du public et que les radars fixes sont signalés 150 mètres en amont par des panneaux grand format.

La loi prévoit que le produit des amendes est intégralement consacré à des opérations de sécurité routière. L’AFITF (agence de financement des infrastructures de transport en France), les communes, les départements et un compte d’affectation spécial se partagent les 349 millions € pour la maintenance des radars existants, le déploiement de nouveaux équipements, la sécurisation du réseau routier notamment.

Enfin, le Gouvernement présentera au Parlement avant le 1er octobre 2010 un rapport sur l’utilisation du produit des amendes dressées par voie de radars automatiques.

 

QUELLES SONT LES MESURES À VENIR EN MATIERE DE SECURITE ROUTIERE ?

 

De nombreuses mesures sont ou vont entrer en vigueur :

Le contrôle technique des véhicules légers a été renforcé depuis le 1er janvier 2008.

Depuis le 1er janvier 2008, le code impose une règle simple : une personne = une place = une ceinture. Cette mesure est essentielle pour la sécurité des enfants qui ne peuvent plus partager une même place, pratique qui était jusqu’à cette date tolérée.

Enfin, à compter du premier juillet 2008, les gilets rétro-réfléchissants et le triangle de présignalisation seront obligatoires dans tous les véhicules afin de renforcer la sécurité des usagers en situation d’arrêt d’urgence.

Ces mesures s’inscrivent dans une action globale et cohérente de lutte contre l’insécurité routière.

Nicolas SARKOZY a fixé l’objectif de « moins de 3000 personnes tuées en 2012 ». Parce que 9 accidents sur 10 sont dus à des comportements à risque, nous pouvons les éviter !

 

LA QUESTION DE LA SECURITE DES PASSAGES À NIVEAU EST RECURRENTE, FAUT-IL LES SUPPRIMER ?

 

Il existe actuellement près de 20 000 passages à niveau en France dont 360 sont considérés comme « préoccupants ». Il faut compter 5 à 10 ans pour supprimer un passage à niveau, selon la configuration des lieux. Nous sommes dans une démarche de long terme : Réseau Ferré de

France supprime une dizaine de passages à niveau chaque année. Le soutien financier de l’Etat à ces travaux a été multiplié par 2,5 en 3 ans.

Au-delà d’une suppression progressive, il est envisagé, pour améliorer la sécurité des passages à niveau, une meilleure signalisation et le renforcement de la prévention. Comme les collisions sont en très grande majorité dues à une faute des automobilistes, il faut encourager un strict respect du Code de la route.

 

QUE FAIRE CONCERNANT L’ALCOOL, FACTEUR N°1 DE L’INSECURITE ROUTIERE EN FRANCE ?

 

Depuis 2002, de nombreuses mesures ont été prises pour responsabiliser les conducteurs, notamment avec la promotion de l’autocontrôle (campagne « Soufflez, vous saurez »).

Mais l’alcool est devenu la première cause des accidents de la route depuis 2006, à l’origine de près de 27% des tués. Le Comité Interministériel de Sécurité Routière (CISR) du 13 février 2008 a donc arrêté des mesures destinées à intensifier la lutte contre l’alcool au volant :

L’interdiction de vente d’alcool dans les stations services au 1er janvier 2009 ;

L’installation d’éthylotests anti-démarrage dans les cars scolaires d’ici à la rentrée 2009 ;

Un décret cosigné par Jean-Louis BORLOO et Roselyne BACHELOT instaure l’obligation d’installer des éthylotests électroniques dans les bars et discothèques ouverts après 2h du matin. La mise en oeuvre du dispositif débutera cet été et se généralisera au 1er janvier 2009.

 

CERTAINS GERANTS DE DISCOTHEQUES ET BARS SONT RETICENTS FACE À L’INSTALLATION OBLIGATOIRE D’ETHYLOTESTS, EST-CE JUSTIFIE ?

 

Ce dispositif a été expérimenté dans 350 sites dans l’ouest de la France, avec l’accord plein et entier des professionnels. Pour 77% d’entre eux, le dispositif a montré son efficacité et la borne éthylotest a dissuadé des consommateurs positifs de prendre le volant.

En outre, ce dispositif offrira une protection juridique nouvelle aux propriétaires et gérants des 6.300 bars de nuit et des 3.500 discothèques. Le Code pénal prévoit en effet des sanctions si l’un de leurs clients se blesse grièvement ou se tue au volant après avoir consommé dans leur établissement. D’ailleurs, l’Union des Industries des Métiers de l’Hôtellerie a estimé qu’il s’agissait d’« une bonne mesure pour des professionnels qui seront à l’abri des responsabilités excessives ».

 

AU DELA DES PARTICULIERS, QUE FAIT-ON POUR LUTTER CONTRE LES ACCIDENTS DES «PROFESSIONNELS» DE LA ROUTE ?

 

55% des accidents mortels du travail des salariés du régime général sont des accidents de la route !

C’est pourquoi, Cécile PETIT a signé le 22 avril dernier une Charte de prévention du risque routier avec les professionnels de l’intérim. Cette charte prévoit notamment la mise en place d’actions de sensibilisation et de formation par les entreprises membres.

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Categorie: Argumentaires
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