Lundi, 23 mars, 2009

L’école

RENDRE L’ECOLE AUX FAMILLES

1. Formulation dans le projet

« Rendre l’école aux familles, en leur donnant un droit d’information, un droit d’être reçues rapidement par les enseignants de leurs enfants et le chef d’établissement, un droit d’implication et une participation plus forte à la prise de décision en matière d’organisation de la vie scolaire. »

2. Enjeux de cette proposition

- les parents d’élèves bénéficient depuis 1974 d’une représentation élue dans les différents conseils des établissements scolaires ; cette reconnaissance institutionnelle est devenue individuelle avec la loi d’orientation de 1989 qui reconnaît leur appartenance à la « communauté éducative ».

- cette évolution, cependant, n’est pas pleinement satisfaisante car elle entérine deux dérives idéologiques : celle qui, d’une part, place la famille au rang de n’importe quel autre acteur de l’éducation ; celle qui, d’autre part, place l’enfant au même rang que les parents, comme elle avait placé l’élève au rang du maître. Cette dérive est très nette s’agissant des conseils de la vie lycéenne mis en place par Ségolène Royal en 1998, dans lesquels 2 parents font face à 10 lycéens.

- elle n’est pas satisfaisante non plus car les formes d’expression ouvertes aux parents sont bâties sur un schéma institutionnel de représentation, là où la demande est celle d’un espace personnel de discussion et de participation. De ce fait, les élections des représentants des parents d’élèves rencontrent généralement un faible taux de participation. Le seul espace de liberté ouvert aux parents est dans la décision de quitter le système public pour le privé ou de contourner la carte scolaire.

- nous ne voulons pas, comme l’a fait trop longtemps la gauche, opposer stérilement les familles et l’école et, plus récemment, les parents et les enseignants. Nous ne voulons pas non plus banaliser le rôle des familles à l’école. Nous voulons que les familles soient considérées comme pleinement responsables de l’éducation de leurs enfants, y compris lorsqu’ils la délèguent à l’institution scolaire. Nous pensons que cela impose des devoirs (dont nous sanctionnerons les manquements par la mise sous tutelle des allocations familiales), mais aussi des droits.

3. Quels contenus ?

- les parents doivent avoir accès à une information plus complète, plus transparente et plus régulière sur le travail de leurs enfants comme sur les performances de l’établissement qu’ils fréquentent. Cela suppose de mettre en place un organisme d’évaluation indépendant du ministère de l’Education nationale chargé de rendre compte de l’efficacité des équipes pédagogiques. C’est la contrepartie de la liberté pédagogique que nous voulons reconnaître aux enseignants ;

- les parents doivent également avoir le choix, sur cette base, de l’établissement que fréquentent leurs enfants. C’est pourquoi nous assouplirons progressivement la carte scolaire ;

- les parents doivent pouvoir avoir un droit d’expression renforcé et une forme de participation accrue à la prise de décision, notamment pour les questions relatives aux conditions d’accueil et au cadre de vie, à la santé scolaire, à l’alimentation, à l’éducation à la citoyenneté.

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Categorie: Argumentaires
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