Mardi, 21 avril, 2009

Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis)

 

Saint-Ouen est une ville de France, dans la banlieue nord de Paris, dont elle est limitrophe, entre Saint-Denis et Clichy. Les habitants sont appelés les Audoniennes et les Audoniens.

Géographie

Saint-Ouen est une commune limitrophe de Paris accessible par la porte de Saint-Ouen et située au nord de la capitale, constituée par la partie sud du Pays de France, limitée par la première boucle de la Seine, la ville de Clichy et la ville de Saint-Denis. Elle est constituée par une large part de la Plaine Saint-Denis et fait partie de la Plaine de France

En 1860, la ville de Paris a absorbé le territoire des anciennes communes qui se trouvaient à l’intérieur des fortifications de Thiers. La partie de l’ancienne commune de Montmartre et une partie de celle de La Chapelle situées à l’extérieur de la ligne de défense fut alors attribuée à Saint-Ouen.

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[1], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er Janvier 1968.

Saint-Ouen est une commune de la première couronne parisienne. Conséquence directe de cette localisation, Saint-Ouen se trouve sur l’un des axes obligés du trafic routier de la capitale et subit d’importantes coupures liées à la présence de nombreuses infrastructures de transport (routes, chemins de fer…).

Économie

Le développement économique de la commune débute en 1830, avec l’inauguration de la « gare d’eau » et des docks. Les décennies suivantes voient apparaître de puissantes industries métallurgiques et chimiques. Le raccordement des docks au chemin de fer de la ligne de Petite Ceinture transforme rapidement l’activité de stockage en activité de production. Cet essor économique considérable va s’accentuer jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale, toujours fondé sur les trois branches d’activités principales : la chimie et la parachimie, la métallurgie et le secteur énergétique. Les besoins vont être à la base d’une nouvelle vague d’industrialisation et durant l’entre-deux-guerres apparaissent de nombreuses industries.

Saint-Ouen est frappé par la désindustrialisation de la Plaine Saint-Denis, dans les années 1960-1980, mais a su profondément renouveler son tissu économique. La commune accueille désormais 3 300 établissements, qui emploient 32 000 salariés[3], dans un immobilier d’entreprise diversifié de 465?000 m² de locaux professionnels.

Elle comprend notamment :

  • Un pôle tertiaire à l’ouest de la ville de 180?000 m² de bureaux

  • 5 principaux parcs d’activités : parc Albert-Dhalenne, parc des Docks, parc Quai de Seine, parc Victor-Hugo, Cap Saint-Ouen

  • Des immeubles de bureaux : Axe Nord, le Baldi, Energy Park, le Landy Pleyel, le Garibaldi, le Bauer, etc.

Histoire

Le nom de la commune provient de Saint-Ouen, évêque de Rouen mort dans la Villa Clippiacum, c’est-à-dire le palais du roi Dagobert situé dans le “Vieux Saint-Ouen” qui faisait partie de l’ancien territoire de Clichy.

Il est connu en Angleterre sous le nom de saint Owen ou Ewen et ses reliques furent transportées à Cantorbéry.

Le nom latin de l’évêque Ouen était Audœnus Dado ; il a donné le nom d’Audoniens aux habitants de la ville.

La présence humaine sur le site dès la préhistoire est attestée par la découverte d’outils datés du paléolithique moyen. L’histoire du village proprement dit débute à l’époque mérovingienne, époque à laquelle est édifiée une villa royale, Clippiacum, où demeura le roi Dagobert. L’évêque saint Ouen y décède le 24 août 686. La villa devient alors un important lieu de pèlerinage et un village s’établit rapidement autour du lieu de culte.

Durant la Révolution, la commune fut rebaptisée en 1793 Bains-sur-Seine, appellation qui fut abandonnée en 1799.

Saint-Ouen ne reste qu’un village jusqu’au XIXe siècle, période durant laquelle débute l’industrialisation de la commune.

En 1830 le port est inauguré et les docks ouverts jusqu’à l’avenue Victor-Hugo. Ils sont reliés en 1862 au chemin de fer de Ceinture de Paris, puis à la gare du Nord et à la gare de Paris-Est.

 

Saint-Ouen, vue des Fortifs de Paris au début du XXe siècle

Saint-Ouen passe de 3?300 habitants en 1861 à 30 700 en 1896 grâce à l’industrialisation de la ville qui devient un faubourg industriel et populeux grâce à l’influence de Paris, même si les cultures représentent encore 50 % de la surface de la ville à cette époque. Plusieurs lignes de tramway électriques, tels l’Enghien - Trinité son en circulation à cette époque et relient la ville à ses voisines.

En 1923, la ville se dote d’un office municipal d’Habitation à bon marché (HBM)[5], afin de contribuer à résoudre les problèmes de logement de cette ville en plein développement économique.

La ville est durement frappée durant la Première Guerre mondiale, avec 21?231 morts. Saint-Ouen est bombardé plusieurs fois durant la Seconde Guerre mondiale[6].

Administration

Le canton de Saint-Ouen ne comprend qu’une partie de la commune. L’autre partie appartient au canton de Saint-Denis-Sud.

La ville n’est membre d’aucune intercommunalité à fiscalité propre. Elle hésite entre l’adhésion à la Communauté d’agglomération Plaine Commune et la création d’une structure autonome avec Clichy. La situation évoluera sans doute après les élections municipales de 2008.

Sécurité]

Le taux de criminalité de la circonscription de police de Saint-Ouen est de 153,39 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui en fait le plus élevé de la Seine-Saint-Denis, très largement supérieur aux moyennes nationale (83 ‰) et départementale (95,67 ‰). Le taux de résolution des affaires par les services de police de 28,79 % est quant à lui quasi-identique à la moyenne nationale de 28,76 %. En valeur absolue, le taux de délinquance à Saint-Ouen n’est pas le premier du département. La présence du marché aux puces sur le territoire de la ville, marché le plus grand d’Europe, augmente considérablement le taux de criminalité. En effet, les samedis, dimanches et lundis, la population de la ville fait plus que doubler du fait de la tenue du marché. Le taux de criminalité cité plus haut n’est donc pas dû exclusivement aux habitants de la ville mais aussi au caractère exceptionnel du marché au puce.

Marché aux puces

La ville accueille le marché aux puces de Paris[, qui est la plus importante concentration d’antiquaires et de brocanteurs du monde. Ce marché aux puces se tient tous les samedis, dimanche et lundi et du fait de cette fréquence élevée, il n’est plus depuis longtemps constitué que de professionnels louant leur emplacement avec des baux d’une durée minimale de trois ans dans plusieurs marchés les regroupant (Vernaison, Biron, Malik, …).

 

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